Les Rois maudits est une suite romanesque historique écrite par Maurice Druon entre 1955 et 1977, basée sur la légende inventée par le chroniqueur italien Paolo Emilio

 

 

Le dernier grand maître du Temple Jacques de Molay aurait lancé, en 1314, une malédiction sur le bûcher à l'encontre du roi de France Philippe IV le Bel, du pape Clément V, de Guillaume de Nogaret et de leurs héritiers et descendants «  jusqu’à la treizième génération »

La royauté s’efforce de construire un État qui émerge et s'affirme au détriment de l'ordre féodal, les grands seigneurs gardant bien souvent pour objectif de consolider et accroître leur situation personnelle. Philippe IV surnommé le Bel, règne sur la France, le plus puissant des royaumes d’occident.

Les romans racontent, en partant de la conclusion de l'affaire du Temple, l'histoire de la succession de Philippe le Bel au trône de France : les tribulations de ses successeurs Louis X le Hutin, Jean Ier le Posthume, Philippe V le Long, Charles IV le Bel et les premiers Valois, avec leur entourage de vassaux, de conseillers et de financiers.

Au début du XIVe siècle, le roi Philippe le Bel, réputé glacial et majestueux, règne d’une main de fer sur la France. Il décourage tous les ennemis extérieurs. A l’intérieur il dévalue les monnaies, spolie les fortunes avec des impôts écrasants. Sous son règne, « la France est grande et les Français malheureux ».

Philippe le Bel a trois fils et une fille :

Louis, dit Louis le Hutin, héritier du trône

Le comte Philippe de Poitiers, homme sage et pondéré

Charles le Bel, surnommé « l'oison » en raison de sa faible intelligence

Isabelle de France, mariée à Édouard II, roi d’Angleterre.

Ainsi, tout semble aller pour le mieux puisque la descendance est apparemment largement assurée, et que de plus, un rapprochement entre la France et l’Angleterre est assuré grâce au mariage d’Isabelle.

Cependant, de la découverte de l'adultère des belles-filles du roi jusqu'à la revendication du trône de France par Édouard III d'Angleterre, en passant par les intrigues des membres de la famille royale, bien des péripéties vont finir par déclencher la guerre de Cent Ans.

Parallèlement à cela, un conflit agite l’Artois. En effet, un fait inhabituel est survenu dans la famille du comte : Philippe d’Artois est mort du vivant de son père en 1298, le comte Robert II. Quand ce dernier meurt à son tour en 1302, la question de la succession se pose : est-ce le fils de Philippe, Robert III, ou la tante de ce dernier Mahaut, fille cadette de Robert II, qui doit lui succéder ?

L’affaire est portée devant la justice royale et le roi Philippe le Bel donne raison à Mahaut. Néanmoins Robert ne lâche pas prise.

Philippe le Bel fait instruire un vaste procès contre Le Temple qui ont conduit leurs dirigeants Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay au bucher.

Druon bâtit sa trame sur l'histoire réelle, sur les légendes promues réalités historiques et sur les personnalités de l'époque, de 1314 jusqu'aux débuts de la guerre de Cent Ans. Il raconte en filigrane l'épopée de Robert d'Artois qui cherche à récupérer son comté, et la romance de Marie de Cressay avec Guccio Baglioni, banquier de Sienne issu de la grande famille des Tolomei.

 

 

 

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